Le saint patriarche Isaac

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Le saint patriarche Isaac

Message non lu par Catholique » 31 déc. 2016, 19:41

Bonsoir,

La vie du patriarche Isaac est imbriquée entre celle de ces deux grandes figures que sont Abraham, son père et Jacob, son fils. Isaac est un nom qui signifie « il rit » et fait référence au rire d’Abraham à l’annonce de sa naissance (Gn 17, 17). Des trois patriarches, il est le seul auquel Dieu a directement donné son nom, alors qu’Il a donné un nouveau à Abram-Abraham et à Jacob-Israël. Il est déjà un homme de foi accompli, là où son père et son fils devront apprendre à devenir Abraham et Israël.

Isaac est donc le dépositaire de la promesse de possession du pays de Canaan, le chef du peuple choisi qui naîtra de lui et l’héritier des bénédictions messianiques. Comme le Christ, sa naissance est le fruit de la toute-puissance de Dieu et pas de la nature, ses parents étant centenaires ou quasiment au moment de sa naissance. Fils de la promesse et du miracle, il est sanctifié par le sacrifice en étant présenté comme offrande sur l’autel dressé par son père, il ne peut quitter la Terre Sainte (Gn 26, 2) et bien que restant un nomade, ses déplacements seront rares, entre Bersabée et Gérare où il est né au point qu’il pourra avoir une activité agricole (Gn 26, 12).

Caractère d’Isaac

Par opposition à Abraham qui intercède en faveur des habitants de Sodome pour fléchir la décision divine, Isaac semble accepter le sort qui lui est réservé dans les vicissitudes de son existence : l’entrée dans l’Alliance par la circoncision, le sacrifice, le mariage, les persécutions et les tribulations familiales donnent l’impression qu’il subit les événements plus qu’il ne les contrôle. Il affronte les difficultés et se relève toujours de la souffrance et de l’épreuve en s’appuyant sur sa confiance absolue en Dieu.

Entrée dans l’alliance :

Premier homme né dans l’Alliance par la circoncision à 8 jours, il n’a pas eu à sortir de la maison de son père ni de sa patrie pour rencontrer le Dieu unique. Sa relation à Dieu sera marquée par la grâce et la patience d’une relation confiante avec Dieu.

Le sacrifice

Au moment du sacrifice qui le sanctifie, il adopte une attitude d’acceptation tranquille d’abandon total à la volonté de Dieu (Gn 22, 7-8 et voir dans le fil consacré à Abraham les messages 6 et 7).

Son mariage

Son père lui trouve une épouse selon des instructions précises (Gn 24) mais Isaac portant âgé de 40 ans n’est pas consulté. Néanmoins, il accueille avec amour sa épouse bien-aimée et restera l’homme d’une seule femme.

Sa paternité

L’histoire propre d’Isaac commence avec la naissance de ses fils jumeaux, Jacob et Esaü (Gn 25, 19-34) et la façon dont le cadet va supplanter l’aîné dans son héritage.
Il est celui à qui on impose celui des fils qui héritera de la bénédiction paternelle par un stratagème : il ne reviendra pas sur ce qu’il a donné et ne fera pas un reproche ni à son astucieuse épouse, ni à son filou de fils cadet. Il accepte la situation telle qu’elle se présente désormais à lui et fera de son mieux pour rétablir une forme d’équité entre ses fils en bénissant Esaü.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit comme Il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! Amen !

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Re: Le saint patriarche Isaac

Message non lu par Catholique » 31 déc. 2016, 19:44

(2)

1/ Isaac : ses demêlés familiaux

Agé de 40 ans lorsqu’il épouse Rébecca, celle-ci est stérile :

Gn 25, 21 :

Isaac implora le Seigneur pour sa femme, qui était stérile. Le Seigneur l’exauça et Rébecca, sa femme devint enceinte.

Isaac est un homme au tempérament calme, presque timide. C’est un homme d’introspection et de prière, qui cultive une vie intérieure très riche. Sa docilité à l’Esprit Saint lui fait aimer la volonté de Dieu avec grâce et naturel. Ce verset dans sa brièveté montre la différence entre lui et les 2 autres patriarches. Pour qu’Isaac vienne au monde, Abram a du traverser bien des épreuves qui ont fait de lui Abraham. Mais Dieu permet la stérilité de Rebecca pour éprouver la patience et la confiance d’Isaac (ses 2 qualités principales comme l’hospitalité était celle d’Abraham). La postérité de la promesse messianique naît de la prière et son exaucement sera reçu comme un don de la grâce de Dieu. Gn 25, 26 : Isaac avait 60 ans lorsqu’ils vinrent au monde.

C’est donc au bout de 20 ans d’une prière confiante, constante, patiente et fidèle que Dieu exauce Isaac. Rebecca met au monde 2 fils jumeaux, Esaü et Jacob. Devenus des hommes, Esaü est roux, passionné de chasse et libre comme l’air. Jacob est un homme paisible et casanier (Gn 25, 27). Le doux Isaac a une préférence pour le bouillant Esaü et l’énergique Rebecca pour le raisonnable Jacob.

Esaü vend son droit d’aînesse à Jacob, c’est-à-dire qu’il vend ses devoirs de premier-né, à commencer par l’obligation qui était la sienne de rendre un culte à Dieu au nom de sa famille. Mais Esaü met toute son énergie dans la recherche des biens matériels (Gn 25, 32) et il va mépriser ce droit « que m’importe mon droit d’aînesse !». Esaü se retrouve dans une situation comparable à celle d’Ismaël : sa primogéniture lui conférait des devoirs mais ne s’étant pas montré à la hauteur de ces exigences, il est écarté de la lignée messianique au profit du cadet qui lui, est à la hauteur de la tâche. Toutefois, comme Ismaël, des bénédictions de prospérité et de succès matériels lui sont accordés. Esaü poursuivant dans son intempérance, va épouser 2 femmes païennes, cette union païenne et polygame ne peut qu’affliger le couple uni et strictement monogame que forment ses parents (Gn 26, 34-35). Pire, il prendra encore 2 autres épouses parmi les filles d’Ismaël pour faire de la peine à Isaac :

Gn 28, 8-9

« Comprenant que les filles de Canaan déplaisaient à son père, il s’en alla vers Ismaël et prit pour femme, outre celles qu’il avait déjà, Mahélet, fille d’Ismaël, fils d’Abraham et sœur de Nebaïot »

Jacob supplante son frère(Gn 27) :


Rebecca savait que Jacob était celui que Dieu avait choisi pour accomplir la promesse messianique (Gn 25, 22-23). Elle va chercher à hâter cet accomplissement en usant d’une ruse. Isaac ayant dépassé 130 ans, prend sa cécité pour un signe de sa fin prochaine et s’apprête à bénir son fils aîné, Esaü. Il lui demande d’aller lui chasser du gibier et de le lui préparer à son goût. Mais Rebecca met en place un stratagème pour que Jacob ait la meilleure bénédiction de son père, celle des promesses messianiques. Trompé par le subterfuge et le mensonge de Jacob, Isaac le bénit. Le cadet a surpassé l’aîné.

Une fois la supercherie dévoilée, Isaac ne peut reprendre sa bénédiction et il donnera à Esaü une bénédiction seulement temporelle : Esaü sera un guerrier et ne vivra que de son épée.

Jacob fut éloigné de la maison paternelle pour échapper à la haine de son frère (Gn 27, 41-285). Avec la bénédiction d’Isaac et sur la suggestion de Rébecca, il part chercher une épouse chez son oncle Laban en Mésopotamie, dans la parenté d’Abraham.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit comme Il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! Amen !

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Re: Le saint patriarche Isaac

Message non lu par Catholique » 31 déc. 2016, 19:50

(3 et fin)

2/ Persécutions par les Cananéens

La famine (Gn 26, 1-6) devient l’occasion d’une réitération des promesses de Dieu à Isaac, comme Il l’avait fait pour son père Abraham:

Le Seigneur lui était apparu et lui avait dit : « Ne descends pas en Egypte, reste dans le pays que je t’indique. Séjournes-y ; je suis avec toi et je te bénirai, car c’est à toi et à ta postérité que je donnerai tout ce pays et je tiendrai le serment que j’ai fait à ton père Abraham. Je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel et je lui donnerai toutes ces contrées et en elle se béniront toutes les nations de la terre parce qu’Abraham a obéi à ma voix et a observé mes préceptes, mes commandements et mes lois ». Isaac demeura donc à Gérar.

Comme son père, Isaac se trouve confronté aux mœurs déplorables des habitants de cette terre et doit employer le même moyen que lui pour protéger l’intégrité de son épouse Rebecca. Abimélech se montre aussi magnanime et protecteur en faveur d’Isaac qu’il le fut envers Abraham. Isaac s’installe à Gérar et a certainement l’intention de s’y installer durablement : il commence à cultiver la terre et fait une récolte exceptionnelle (Gn 26, 12) car le Seigneur le bénit. Son succès et son enrichissement lui valent l’inimitié des Philistins qui se vengèrent en bouchant les puits creusés par Abraham (Gn 26, 13-15). S’attaquer ainsi à la mémoire de son père devait être infiniment plus douloureux pour Isaac que de s’en prendre à ses propres biens.

Isaac quitte les lieux et entreprend, avec la patience qui le caractérise de restaurer les puits de son père (Gn 26, 18). Quand des bergers lui contestent la propriété de 2 puits que ses serviteurs ont creusé, il n’entre pas dans un conflit et ne cherche pas à défendre son droit légitime : il s’en va jusqu’à trouver un lieu où on le laissera en paix (Gn 26, 22). Cette longanimité annonce celle du Christ qui supportera sa Passion avec une fidélité, une patience et une confiance encore plus grandes. En cela, il se distingue de son père qui dut faire face à la brutalité des habitants mais inspiraient un respect suffisant pour que jamais sa famille et ses biens soient durablement menacés. Isaac est plus directement victime de tentatives des gens du pays pour le chasser, lui et les siens, par jalousie.

Isaac quitte Gérar et retourne à Bersabée où il reçoit une 2ème visite de Dieu :
Gn 26, 23-25 :
De là, Isaac remonta à Bersabée. Le Seigneur lui apparut cette nuit-là et lui dit : « Je suis le Dieu d’Abraham, ton père. Ne crains rien, je suis avec toi. Je te bénirai et je multiplierai ta postérité à cause d’Abraham, mon serviteur ». Isaac érigea un autel à cet endroit et invoqua le nom du Seigneur. Puis il y dressa sa tente et ses esclaves y creusèrent un puits.

Isaac enfin surmonte l’épreuve de la persécution : Abimélech vient le trouver et proposa la paix. « Isaac leur offrit un festin où ils mangèrent et burent » en signe de pardon et de paix.

Isaac meurt à 180 ans, il fut enseveli par ses fils réconciliés auprès d’Abraham et Sara, son épouse Rébécca dans le tombeau de Macpéla à Hébron (Gn 35, 28-29). Comme son père, il avait été nomade et étranger dans la terre de Canaan, promise à sa postérité.

Il n’a jamais pris ce qui ne lui appartenait pas, n’a jamais usé de violence ni de force pour s’emparer du bien d’autrui. Il a même renoncé à son bon droit pour préserver la paix et n’a jamais cherché à attiser la rivalité entre ses fils d’une part ; entre lui et les peuples païens d’autre part. Comme le Christ dont il est la figure la plus subtile et mystérieuse, il a toujours su arrêter les situations qui génèrent de la violence pour en faire des occasions de paix.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit comme Il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! Amen !

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