Le saint patriarche Abraham

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Le saint patriarche Abraham

Message non lu par Catholique » 04 déc. 2016, 20:20

Bonsoir,

Avec l'aide de Dieu, je voudrais commencer une série de fils sur les patriarches, Abraham, Isaac et Jacob. Ce n'est pas un sujet mineur puisque Dieu se désigne Lui-même comme le "Dieu d’Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob" (Exode 3, 6). Les patriarches sont les ancêtres du Christ-Jésus et différents aspects de leur vie sont l'annonce de Sa venue pour nous sauver.


------------------------------
(1)

La Genèse nous présente le récit de la création du monde et les débuts de l’histoire humaine qui naît du péché originel de nos parents, Adam et Eve puis elle se concentre sur le récit de la fondation de la lignée messianique de qui nous viendra le Sauveur, Jésus-Christ qui nous libère des effets de cette faute initiale.

Abraham est le patriarche dont naîtra le peuple juif, comme peuple témoin du Dieu qui se révèle et qui va se faire connaître comme le Dieu créateur et le Dieu sauveur.

Son histoire est organisée autour de 4 révélations que Dieu fait de Lui-même à Abraham et qui inaugure chacune une période de la vie du patriarche et elle est précédée d'une brève notice sur l'origine familiale d'Abram (Gn 11, 10-32) :

• Genèse 11, 31-14
• Genèse 15-16
• Genèse 17-21
• Genèse 22-25, 18

1/ Origine d’Abram : Genèse 11, 10-32

Il descend de Sem, à la dixième génération (1 Chr. 1, 27). Son père s’appelait Térah et il avait également deux frères : Nachor et Aran (qui est le père de Lot).

Abram naquit à Ur, en Chaldée (aujourd’hui Tell al-Muqayyar dans l’actuel Irak). Il vécut au 21ème siècle avant Jésus-Christ, dans la période de la 3ème dynastie d’Ur (2112 à 2004 avant notre ère) qui eût pour rois : Ur-Nammu, Shulgi, Amar-Sîn, Shu-Sîn et Ibbi-Sîn.

Le nom d’Abram est assyrien est signifie « père élevé ». On le trouve sous 2 formes dans les monuments assyriens : Abu-ramu ou Ab-ram.

De sa vie avant que Dieu ne se révèle à lui, on ne sait rien de sûr : la Bible n’en dit mot. Toutefois, la tradition juive rapporte cette légende dans le Midrash Rabba 38, 13 sur Genèse 11, 28 et dans le Talmud de Jérusalem, Pesahim 118a.

Voici l’extrait du Midrash sur la Genèse :

Partant du verset Gen. 11:28 ("Et Haran mourut devant son père"), un Sage entreprend de combler ces lacunes.
« R. Hiyya petit-fils de R.Ada de Yaffo [dit] :
Terah était idolâtre.
Un jour, il sortit et chargea Abraham de la vente [des idoles].
Si un homme venait acheter une statue, il lui demandait :"Quel âge as-tu ?"
[Le client] répondait: "Cinquante" ou "Soixante ans".
[Abraham] disait alors: "Il a soixante ans, et il veut vénérer une statue d'un jour."
[Le client] se sentait honteux et partait.
Une femme vint un jour, avec un panier de farine. Elle dit: "Voici pour tes dieux."Abraham prit un bâton, et fracassa toutes les idoles, à l'exception de la plus grande, dans la main de laquelle il mit le bâton.
Son père revint et demanda ce qui s'était passé. [Abraham] répondit: "Cacherais-je quoi que ce fût à mon père ? Une femme est venue avec un panier de farine et m'a demandé de les donner à ces dieux." Lorsque je l'ai offerte, un dieu a dit :"Moi d'abord !", un autre "Non, moi d'abord !" Alors, le plus grand s'est levé et a brisé toutes les autres.
[Son père] lui dit : "Te moques-tu de moi ? Comment pourraient-elles faire quoi que ce soit ?"
[Abraham] répondit : "Tes oreilles n'entendraient pas ce que ta bouche vient de dire ?"
Terah emmena [Abraham] chez Nemrod: * [Nemrod] lui dit: "Adorons le feu". * [Abraham] lui dit: "En ce cas, adorons l'eau, puisqu'elle éteint le feu." * [Nemrod] lui dit: "Adorons l'eau". * [Abraham] lui dit: "En ce cas, adorons les nuages, puisqu'ils portent l'eau." * [Nemrod] lui dit: "Adorons les nuages." * [Abraham] lui dit: "En ce cas, adorons le vent, puisqu'il disperse les nuages." * [Nemrod] lui dit: "Adorons le vent." * [Abraham] lui dit: "En ce cas, adorons l'homme, puisqu'il résiste au vent." * [Nemrod] lui dit: "Ce que tu dis est absurde ; je ne m'incline que devant le feu. Je vais t'y précipiter. Que le Dieu devant lequel tu t'inclines vienne et t'en sauve."
Haran se trouvait là.
Il [se] dit : quoi qu'il en soit, si Abraham s'en sort, je dirai que je suis d'accord avec Abraham ; si c'est Nemrod qui triomphe, je dirai que je soutiens Nemrod.
Après qu'on eut jeté Abraham dans le four, et qu'il en fût sorti indemne, on interrogea [Haran] : "Avec qui es-tu [allié]" ?
Il leur dit : "Je suis avec Abraham."
Ils le prirent et le jetèrent dans le feu, et ses tripes brûlèrent.
Il sortit et mourut devant Terah son père.Voici la signification du verset : "Et Haran mourut devant son père." »


Toutefois, ce récit qui laisse entendre une aspiration très forte d’Abram à rencontrer le Dieu unique, il ne fait pas partie de la révélation.

La véritable histoire d’Abram commence quand Dieu se révèle.


(à suivre)

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Re: Le saint patriarche Abraham

Message non lu par Catholique » 07 déc. 2016, 20:19

(2)

1ère période : d’Ur des Chaldéens à la rencontre avec Melchisédek, roi de Salem (Genèse 11, 31-14, 24)

Genèse 12, 1-3

« Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation ; je te bénirai, je magnifierai ton nom et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront ; toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »

Térah, Abram, Saraï et Lot quittent Ur pour se rendre à Harran. C’est là que Térah va mourir. Abram séjourne 5 ans à Harran avant de reprendre la route vers Canaan. Il est alors âgé de 75 ans et son épouse Saraï ne lui a pas donné d’enfant.

Le sacrifice qu'exigeait cette séparation fut récompensé par quatre promesses divines :
- Abram aura une nombreuse postérité,
- des faveurs insignes d'ordre spirituel et temporel,
- une grande gloire,
- et l'honneur d'être pour d'autres une source de bénédictions.

Dieu sépare Abram de tous les autres hommes pour en faire le centre de toutes les bénédictions. La notion du vrai Dieu s'obscurcissait parmi les hommes, c'est pourquoi le Seigneur résolut de donner le dépôt de la Révélation à un peuple fidèle, dont Abram serait l’ancêtre.

En Abram, Dieu trouve un homme selon son cœur qui répond à Son appel par une obéissance fondée sur l’amour de la volonté de Dieu. Abram sera le témoin et l’ami de Dieu au milieu des peuples cananéens qui sont à proprement parler, sans foi ni loi : ignorant du Dieu unique, ils sont polythéistes et n’obéissent à aucune morale, y préférant toutes sortes de vices.

Abram se tiendra soigneusement séparé de ces peuples et de leurs mœurs notamment en refusant d’y posséder la moindre terre avant que la promesse de Dieu ne s'accomplît, si ce n’est un tombeau pour Sara (Gn 23), son épouse et en refusant d’y marier son fils Isaac avec une fille idolâtre de ce pays, il enverra son serviteur chercher une épouse dans sa patrie et sa famille (Gn 24).

Parti de Harran avec Saraï et Loth, Abram arrive en Canaan par le nord-est, du côté de Damas. Il arrive à Sichem qui est près de Naplouse. La Palestine est choisie par Dieu comme terre pour son peuple. En réponse à la promesse de Dieu de donner cette terre à sa descendance, Abram bâtit 2 autels, l’un à Sichem et l’autre près de Béthel (qui signifie « maison de Dieu ») pour consacrer cette terre comme celle où Dieu se révèlera par la bouche des prophètes jusqu’à la Résurrection du Christ (Gn 12, 4-8).

Abram poursuit sa route vers le Sud en direction du Néguev (Gn 12, 9).
Du fait d’une famine, Abram se rend en Egypte (Gn 12, 10-20). L’Egypte n’est pas très accueillante au patriarche et a déjà la même attitude que celle que connaîtra le peuple d’Israël bien des siècles plus tard. A travers l’accueil réservé à Saraï dont on chante les louanges avant de la chasser, avec son époux, on reconnaît le sort réservé au peuple dont Moïse aura la charge.

Abram et sa famille reprennent la route de l’Egypte et sont de retour entre Béthel et Aï (Gn 13, 1-4). Les motivations qui ont poussé Abram à se mettre en route sont claires : il répond à l’appel de Dieu. Celles de Loth sont plus troubles et la Bible prend soin de distinguer Loth, à qui la parole de Dieu n’est jamais adressée, de son oncle Abram. Un conflit éclate entre les bergers d’Abram et ceux de Loth (Gn 13, 7). Avec la générosité qui le caractérise, Abram laisse Loth choisir la direction et les pâturages qui conviendront à ses bergers, Abram s’engageant à prendre ce que Loth lui laissera. Loth choisit la région la plus fertile (Gn 13, 8-13).

Cette séparation est l’occasion d'une vision dans laquelle le Seigneur renouvela la promesse de donner à Abram et à son innombrable postérité, le pays environnant. En signe de ses droits de future propriété, Abram pouvait le parcourir dans tous les sens. II vint donc camper dans la vallée de Mambré, près d'Hébron, ou il éleva un autel au Seigneur (Gn 13, 18). Tout en conservant sa vie nomade d’éleveur, Abram fixe le centre de ses déplacements à Hébron, dans l’actuelle Cisjordanie où l’on trouve encore le tombeau des patriarches.

Loth adopte l’attitude inverse de celle de son oncle Abram et va se trouver mêlé de 2 manières aux mœurs détestables du peuple dans lequel il a choisi de vivre. La première est le conflit qui oppose des rois locaux, dans leurs relations de servitude. La seconde, la destruction de Sodome et Gomorrhe (nous y reviendrons).

La guerre oppose les rois Amraphel de Sennaar, Arioc d’Ellasar, Chodorlahomer d’Elam et Tadal de Goïm aux rois Béra de Sodome, Bersa, roi de Gomorrhe, Sennaab d’Adama, Séméber de Seboïm et au roi de Bala (Gn 14, 1-16). Loth est capturé avec sa famille et ses biens. Abram se porte au secours de son neveu et le libère. Si Abram refuse les présents des rois de Sodome et Gomorrhe, sa victoire est l’occasion de la rencontre mystérieuse et prophétique avec le prêtre du Dieu Très Haut, Melchisédek (dont le nom signifie « roi de justice »), roi de (Jéru)Salem (Gn 14, 17-18 ; Hébreux 7, 11). Figure unique et inhabituelle, il est à la fois prêtre et roi, fonctions qui ont toujours été séparées et qui le seront jusqu’à l’avènement du Christ, roi et grand-prêtre véritable. L’Ecriture le mentionne comme le représentant d’un sacerdoce distinct de celui d’Aaron (Ps 110, 4) qui annonce celui du Christ (Hébreux 7). L’offrande de pain et de vin, inhabituelle dans un contexte religieux où le sacrifice animal était répandu, annonce l’institution de l’eucharistie par le Christ (Mt 26, 17-29, Mc 14, 12-25 et Luc 22, 7-23). En lui donnant la dîme de tout, Abram reconnaît déjà que les droits sacerdotaux de Melchisédek sont supérieurs à ceux de son futur descendant Aaron.

Abram vivait alors dans le pays de Canaan depuis 10 ans et était âgé de 85 ans quand la parole du Seigneur lui fut adressée de manière solennelle.

(à suivre)

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Re: Le saint patriarche Abraham

Message non lu par Catholique » 08 déc. 2016, 13:08

(3)

2ème période : Dieu conclut l’Alliance avec Abram

Cette période occupe les chapitres 15 & 16 de la Genèse.

Genèse 15, 1 :

Après ces évènements [la bataille de Chodorlahomer], la parole du Seigneur fut adressée à Abram, dans une vision en ces termes : « Ne crains rien Abram ! Je suis ton bouclier, ta récompense sera très grande »


Après cette bataille, Abram appréhende des représailles de la part des rois vaincus. Dieu lui garantit Sa divine protection contre ses ennemis. Mais Dieu va plus loin encore en renouvelant la promesse de lui donner cette terre qu’Abram occupe en nomade et en homme de passage (Abram l’Hébreu en Gn 14, 13). Abram interroge Dieu : comment pourrait-il posséder quoi que ce soit, sans héritier autre qu’un serviteur, Eliézer de Damas (Gn 15,2) ?

Genèse 15, 4-6 :

« Alors la parole du Seigneur lui fut adressée en ces termes : « Ce n’est pas lui [Eliézer de Damas] qui sera ton héritier, mais bien celui qui sortira de tes entrailles. » Puis, il le conduisit dehors et lui dit : « Lève tes regards vers les cieux et compte les étoiles si tu en es capable…eh bien, ajoute-t-il, telle sera ta postérité. Abram eût foi au Seigneur qui le lui compta comme justice. »


Qu’est-ce qu’un juste ? C’est un mot qui revient très fréquemment dans la Bible et qui recouvre toutes sortes d’attitudes et de choix. Etre juste, c’est faire ce qui équitable, respecter le droit de chacun. C’est observer soigneusement la loi de Dieu et Lui rendre l’hommage, l’adoration et la fidélité qui lui sont dûs. Mais être juste, c’est être à l’unisson de Dieu. En musique, la note juste est la note exacte et correcte. Etre juste, c’est accorder sa volonté propre à celle de Dieu. Abram est juste en ce qu’il veut ce que Dieu veut, même s’il ne saisit pas toute l’étendue de ce que Dieu lui annonce.

Abram fait l’expérience d’un Dieu aimant qui s’engage unilatéralement envers lui et donne un sens à sa vie. C’est l’Alliance conclue entre Dieu et Abram par le rite décrit en Gn 15, 9-21, dans lequel Dieu va également révéler à Abram le destin du peuple qui sortira de lui : le séjour de ses descendants en Egypte durant quatre cents ans, sa servitude et son retour à la quatrième génération, quand les Amorrhéens auront mis le comble à leurs iniquités. Cette vision symbolique était le signe de l'alliance conclue entre Dieu et Abram, et la garantie extérieure de la donation de tout le pays de Canaan.

La naissance d’Ismaël : quand Dieu vient au secours des stratagèmes humains

10 années se sont écoulées depuis l’entrée en Canan et si Dieu avait promis un héritier à Abram, il n’avait pas explicitement désignée Saraï comme la future mère. Selon un usage en vigueur à l’époque (connue par le code Hamourrabi), Saraï propose à Abram de prendre Agar pour femme, l’enfant à naître devant être considéré comme celui de la maîtresse de maison et épouse légitime (Gn 16, 1-3).

Mais Agar enceinte devint orgueilleuse (Gn 16, 4-5). Abram respecte l’autorité de Saraï sur sa domesticité (Gn 16, 6) et Saraï rappelle durement à Agar que sa position est celle d’une servante (Gn 16, 6) : Agar prend la fuite et se réfugie dans le désert de Sour (Sinaï). C’est l’occasion d’une rencontre entre Agar et l’Ange du Seigneur où celle-ci reconnaît qu'elle est la servante de Saraï :

Gn 16, 7-9 :

« L’Ange du Seigneur la trouva près d’une source dans le désert, celle qui est sur le chemin de Sour. Il lui dit « Agar, esclave de Saraï, d’où viens-tu et où vas-tu ? » - « Je fuis Saraï, ma maîtresse ». « Retourne chez elle, reprit l’Ange du Seigneur et humilie-toi devant elle. »

L’Ange annonce enfin à Agar que son fils nommé Ismaël qui signie « Dieu entend » parce que Dieu a entendu la détresse d’Agar, sera aussi le père d’un grand peuple et fera l’objet de bénédictions temporelles. Mais il n’est pas l’héritier que Dieu a promis à Abram et par qui il aura une nombreuse postérité, une terre et par qui il sera une source de bénédictions pour tous les peuples.

L’attitude d’Abram et Saraï peut choquer : laisser une femme enceinte et démunie dans le désert peut sembler une décision cruelle. Toutefois, elle est justifiée par l’attitude arrogante d’Agar et son manque de discernement. Saraï était non seulement l’épouse légitime d’Abram mais elle était également sa demi-sœur (Gn 20, 12) puisque née du même père, Térah et la stérilité de Saraï ne changeait rien à sa position auprès d’Abram. A ce titre, elle était responsable de la conduite de la domesticité dont Agar faisait partie depuis que Pharaon l’avait donnée comme servante à Abram (Gn 12, 16). Si les droits et responsabilités d’épouse de Saraï ne dépendaient pas de sa stérilité, la grossesse d’Agar ne changeait rien à la situation et ne donnait aucun droit à Agar ni sur son maître, ni sur ses biens et ne rabaissait Saraï en rien. En réclamant ce qui ne lui revenait pas, non seulement Agar a offensé sa maîtresse Saraï (donc aussi Abram), mais elle a aussi mis en péril l’équilibre de toute l’économie domestique. Elle a manqué de discernement quant à sa position exacte au sein du clan d’Abram. Son séjour au désert va lui permettre de mesure son erreur et la ramener à une compréhension exacte de son rôle et Dieu lui a fait miséricorde.

Abram a 86 ans quand Ismaël naît.

(à suivre)

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Re: Le saint patriarche Abraham

Message non lu par Catholique » 11 déc. 2016, 20:10

(4)

3ème période : d’Abram à Abraham, l’accomplissement de la promesse


La 3ème période occupe les chapitres 17 à 21 de la Genèse et elle est extrêmement riche : . Elle s’ouvre avec la confirmation des promesses de Dieu et un complément : c’est de Sara que naîtra l’enfant de la promesse, celui qui fera d’Abraham une grande nation.

Abram a 99 ans et cela fait 24 ans qu’il s’est mis en route, répondant à l’appel de Dieu. Il a arpenté en étranger et en nomade la terre que Dieu lui a promise pour ses descendants. Il n’a rien eu ni rien demandé qui ne lui soit venu de Dieu seul, sans être redevable envers aucun peuple ni aucun hôte sur son passage, pas plus Pharaon, que les rois de Sodome et Gomorrhe.

Gn 17, 1-14 : C’est à la perfection de la vie d’Abram qu’il doit la réalisation des promesses de Dieu (17, 1). Dieu va changer le nom d’Abram (père élevé) en ABRAHAM (père de la multitude) pour signifier pour rappeler qu’un peuple nombreux sera issu de lui (17, 4). La circoncision des mâles dès l’âge de 8 jours sera le signe de l’alliance éternelle que Dieu conclut avec Abraham et dans laquelle le Seigneur promet une nombreuse descendance et une terre. L’engagement le plus important que Dieu prend est le suivant : « Je serai votre Dieu » (17, 8). La présence de Dieu sera permanente auprès de son peuple.

Gn 17, 15- 19 :


Dieu dit à Abraham : « Tu n’appelleras plus ta femme, Saraï [ma princesse], mais SARA [princesse]. Je la bénirai et je te donnerai d’elle un fils. Je la bénirai, elle sera la mère de nations et des rois sortiront d’elle. » Abraham tomba la face contre terre, il se prit à rire en disant : « Est-ce qu’un enfant peut naître à un homme de 100 ans ? Est-ce que Sara, qui a 90 ans, peut encore enfanter ? » Puis il dit à Dieu : « Puisse Ismaël vivre devant ta face ! » Mais Dieu répondit : « Non, c’est Sara, ta femme, qui te donnera un fils, tu le nommeras Isaac. Je ferai alliance avec lui, alliance qui sera perpétuelle pour sa postérité après lui »


Dieu confirme que c’est par le seul Isaac qu’il va accomplir sa promesse et façonner un peuple témoin à qui Il confiera sa parole, par les prophètes et la connaissance qu’Il va donner de Lui-même, c’est-à-dire la Révélation. Dieu ne se dédit point et Abraham intercède pour son fils Ismaël. Par amour d’Abraham, Dieu bénit Ismaël, avec des bénédictions terrestres de fécondité pour les peuples qui naîtront de lui.

Abraham circoncit donc tous les hommes de son clan, y compris Ismaël, âgé alors de 13 ans.

Le Seigneur se révèle encore à Abraham aux chênes de Mambré. Cette révélation est très spéciale car Dieu va s’y présenter comme Trinité Sainte à travers les 3 personnages qui passent devant la tente d’Abraham. L’hospitalité généreuse d’Abraham le pousse à offrir un festin à ces 3 invités mystérieux.

Le Seigneur dit alors à Abraham :
« Je reviendrai chez toi dans un an, à cette époque et Sara, ta femme aura un fils » (18, 10)

Promesse répétée en 18, 14 :

« Pareille chose est-elle trop difficile pour le Seigneur ? Dans un an, à la même date, je reviendrai chez toi et Sara aura un fils ».

La 2ème raison de la visite divine est d’annoncer à Abraham le châtiment de Sodome où réside Loth. Abraham va alors intercéder en faveur des habitants, cherchant un nombre de plus plus en réduit de justes pour que toute la ville fut épargnée. Cet épisode est fameux et remarquable : c’est la 1ère fois qu’un homme intercède en faveur d’autres hommes. L’intercession d’Abraham, trop tôt interrompue s’inscrit dans la conception de la responsabilité collective de l’humanité.
Dieu ira bien plus loin qu’Abraham quand le temps de l’accomplissement des promesses sera venu : dans son amour, Il est disposé à sauver l’humanité toute entière par égard pour un seul juste, Jésus-Christ.

(à suivre)

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Re: Le saint patriarche Abraham

Message non lu par Catholique » 11 déc. 2016, 20:14

(5)

Nous sommes toujours dans la 3ème période de la vie d'Abraham.

Sodome et Gomorrhe (Genèse 18, 16-19,38)

Loth n’est pas considéré comme un prophète, ni par les juifs, ni par les chrétiens et son histoire est celle de la longue chute morale et spirituelle d’un homme que la cupidité va détruire.

Quel intérêt alors de raconter son histoire ? Parce que Loth a apporté sa contribution à la fondation de la lignée messianique et qu’à travers le portrait saisissant et contrasté de la parfaite charité d’Abraham et de la médiocrité de Loth, c’est la mission du Christ qui est ainsi annoncée : venir sauver l’humanité toute entière, dans ce qu’elle a de meilleur (Abraham) et de pire (Loth). Il ne faut pas oublier que Loth est aussi un aïeul du Christ par sa descendante Ruth la Moabite (Mt 1, 5), une païenne convertie au Dieu d’Israël dont l’histoire est racontée dans le livre qui porte son nom et qui sera à l’origine de la lignée de David.

Si, aucun doute n'est permis concernant les motivations d'Abraham, le texte laisse planer un doute sur celles de Loth (Gn 12,4) qui semble surtout attiré par les perspectives de possession de la terre et des richesses. Mais c'est au retour d'Egypte que le conflit éclate. Rendus tous deux riches par les cadeaux de Pharaon, Abram et Loth s'éloignent progressivement l'un de l'autre. Lorsqu'Abraham propose à Loth de se séparer pour mettre fin aux querelles incessantes entre les bergers, celui-ci choisit la région la plus fertile mais aussi la plus corrompue !

C'est qu'en choisissant de quitter Abraham pour Sodome, Loth ne choisit pas seulement la richesse et l'opulence, il est aussi attiré par la dépravation des mœurs des habitants. L'avertissement divin qui lui est adressé par la guerre des rois et sa captivité ne parviennent pas à lui faire prendre conscience de la gravité de ses choix : libéré par Abram, il retourne s’installer à Sodome où comparé à la brutalité et à l’immoralité des habitants, il peut passer pour un juste. N'a-t-il pas gardé la qualité principale d’Abraham, l'hospitalité? Afin de se prouver à lui-même que tel est bien le cas, il se raccroche à cette ultime qualité, sans se rendre compte qu'en fait il la déforme au point qu'il est prêt, pour protéger ses hôtes, à livrer ses propres filles aux habitants déterminés à les violer !

Arraché à la ville à son corps défendant, il a toutes les peines du monde à accepter de retourner chez Abraham, tant la grandeur de son oncle fait ressortir sa médiocrité. Il est persuadé qu'il doit son salut à ses propres mérites alors que c'est essentiellement par amour d'Abraham que Dieu l'a sauvé in extremis! Quoi d'étonnant finalement à ce qu'il termine sa tragique aventure par l'inceste commis avec ses filles auquel il consentit plus ou moins, le texte laissant entendre qu’il était ivre mais pas inconscient.

La tragédie de Loth, c'est celle d'un homme médiocre qui aurait pu se convertir en restant près du juste Abraham, mais qui, pour satisfaire sa piètre estime de soi et sa cupidité, préféra demeurer au milieu de dépravés qui lui donnaient l’illusion d’être un homme de foi et de bien. Loth est la figure d’un homme honnête qui aimerait bien faire mais dont le peu de foi et l’amour des richesses ont anéanti en lui toute espérance.

L’attitude de ses filles à cet égard est révélatrice : elles sont persuadées que toute l’humanité a été détruite et qu’il n’y a plus aucun homme pour devenir leur époux (Gn 19, 31). Sans espérance, sans perspective d’avenir et sans connaissance de Dieu, elles vont devenir criminelles.

Gardons à l'esprit que cette chute tragique de Loth et des siens n'est pas définitive : la rédemption leur viendra par le Christ.

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Re: Le saint patriarche Abraham

Message non lu par Catholique » 11 déc. 2016, 20:18

(6)

dernier message sur la 3ème période

Naissance d’Isaac (Gn 20,-21)

Abraham reprend ses voyages du Négueb au désert de Sour et il s’établit à Guérare (Sud de l’actuel Israël – Tel Haror). Les mœurs du pays n’ont gère changé et Abraham doit recourir au même stratagème pour protéger Sara. Mais Abimélec se montre amical et généreux envers Abraham.

C’est à Guérare que Sara met au monde Isaac, alors qu’elle est âgée de 90 ans et Abraham de 100 ans.

Ismaël (Gn 21, 1-21)

Ismaël a 13 ans quand il est circoncis et 15 ans quand son petit frère Isaac est sevré (Gn 21, 8). Lors du festin, Sara remarque le sourire moqueur et méprisant d’Ismaël sur Isaac et exige le bannissement d’Agar et son fils.

Ce fut une décision difficile pour Abraham qui aimait tendrement ses deux fils : par amour d’Abraham, Dieu bénit encore Ismaël (Gn 21, 13) et par fidélité à la parole divine, Abraham renvoie définitivement Agar et Ismaël.

Comme précédemment, cette décision peut sembler dure mais Abraham fut confronté aux effets nocifs de la polygamie : la rivalité entre les enfants et le risque de conflits à propos de l’héritage.

La jalousie d’Ismaël et son caractère emporté tel que l’Ange du Seigneur le décrit (Gn 16, 12) donnaient à craindre qu’il contestât la prééminence de son frère Isaac comme seul héritier légitime de son père.

L’accomplissement des promesses de Dieu rendait nécessaire l’éloignement préalable d’Ismaël, en dépit de l’amour paternel. Afin de ne laisser aucun doute quant au droit à l’héritage, Abraham prend le soin de ne pas donner de ses biens à son fils Ismaël : ni or, ni argent, ni bêtes mais seulement du pain et de l’eau. Ismaël fit sa demeure au désert et sa mère lui choisit une épouse égyptienne, c’est-à-dire de son propre peuple et non de la famille d’Abraham et donc païenne.

Ismaël sort ainsi de l’histoire de la fondation de la lignée messianique et aucun prophète ne sera issu de sa descendance, comme le dit le prophète Baruch 3, 23 :

« Même les fils d’Agar, à la recherche d’une prudence terrestre, les courtiers de Terran et de Téman, qui parlent en proverbes et cherchent la prudence, n’ont pas pu reconnaître le chemin de la sagesse, ni retrouver sa piste »

Alors que la parole de Dieu vient de se réaliser à travers la naissance d’Isaac, Abraham va connaître une période de stabilité et certainement de bonheur : l’amitié loyale d’Abimélec rend sûr son séjour à Bersabée, en Palestine (Israël actuel) ; sa situation familiale et patrimoniale est clarifiée par le départ d’Agar et Ismaël.

« Abraham séjourna longtemps en Palestine » (21, 33).

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Re: Le saint patriarche Abraham

Message non lu par Catholique » 13 déc. 2016, 13:27

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4ème période : la grande épreuve d’Abraham et la mise en marche du peuple de Dieu (Gn 22-25,11)

Le sacrifice d'Isaac :


Abraham est alors riche, estimé des habitants du pays et Sara lui a donné un fils, Isaac dont les qualités spirituelles sont à la hauteur de celles de son père. Selon une ancienne tradition juive, Abraham vécut 25 ans dans cette situation paisible. C’est donc alors qu’Isaac est âgé de 27 ans que Dieu fit une étrange demande à Abraham :

Gn 22, 1-3 :

« Après cela, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » -« Me voici ! » répondit-il. Et Dieu dit : « Prends ton fils, ton fils unique que tu aimes, Isaac et rends-toi au pays de Moria, où tu l’offriras en holocauste sur l’une des hauteurs que je t’indiquerai. »


Sans faire la moindre objection ni intercéder en faveur d’Isaac afin que sa vie fut épargnée, Abraham fait les préparatifs du sacrifice et se met en route en direction du lieu que le Seigneur lui a indiqué (Gn 22, 3) qui est identifié avec la colline où fut bâti le Temple de Salomon (2 Chr 3,1).
Isaac porte lui-même le bois destiné à son sacrifice (Gn 22, 6) et il se met à interroger son père, avec intelligence et acuité : « voici le feu et le bois, mais où est la brebis pour l’holocauste ? » (22, 7). Admirable témoignage d’Isaac, en faveur de l’adoration dont Dieu a toujours fait l’objet sous la tente d’Abraham ! Ce sont deux adorateurs véritables et 2 amis de Dieu qui dialoguent ! Et Abraham fait à Isaac cette réponse prophétique : « Dieu, répondit Abraham, se pourvoira lui-même de la brebis pour l’holocauste, mon fils" (22, 8).

Isaac en fils unique et bien-aimé de son père, se comporte comme le digne héritier des qualités paternelles : il aime la volonté de Dieu avant toutes choses « Et tous deux continuèrent à marcher ensemble » (22, 8).

Abraham dispose l’autel pour le sacrifice et y attache son fils. Puis, il s’empare du couteau. Mais, avant qu’il porte la main sur son fils, l’Ange du Seigneur arrête la main d’Abraham :

« Mais l’Ange du Seigneur lui cria du ciel : Abraham ! Abraham ! » - « Me voici ! » - « Ne porte pas la main sur l’enfant et ne fais rien. Je sais à présent que tu crains Dieu, puisque tu ne m’as pas refusé ton fils unique » (22, 11-12).

En lieu et place d’Isaac, Abraham sacrifie alors un bélier que la providence divine avait placé là.

Par la voix de son ange, Dieu confirme une dernière fois à Abraham ses promesses (22, 15-18) : c’est pour le saint patriarche la fin d’une longue préparation spirituelle qui l’a rendu capable de les recevoir. Puis Abraham revient s’installer à Bersabée.

Quel est le sens de ce sacrifice ?

Abraham est confronté à une contradiction : Dieu lui donne un fils comme source de bénédictions et père de grandes nations. Puis Il veut le lui reprendre dans un sacrifice. Comment la vie pourrait-elle venir de la mort ? Comment Dieu pourrait accomplir ses promesses maintes fois répétées et confirmées ?

Hébreux 11, 17-19 :

« C’est en vertu de sa foi qu’Abraham, soumis à l’épreuve, offrit son fils unique, alors qu’il avait entendu dire et s’était entendu dire : « une postérité portant ton nom te sera donnée en Isaac ». il pensa que Dieu peut aussi bien ressusciter quelqu’un d’entre les morts. Aussi obtint-il que son fils lui fut rendu. »

C’est Dieu comme maître de la vie qui triomphe.

La tradition chrétienne a vu dès l’origine le sacrifice d’Isaac comme une préfiguration de la crucifixion du Christ, comme sacrifice de rédemption pour toute l’humanité. La douceur et l’obéissance paisible d’Isaac, son adhésion à la volonté conjointe de Dieu et de son père annoncent la façon dont Jésus-Christ offrira sa vie en rançon pour tous les hommes.

Le placement d’Isaac sur l’autel était aussi une manière de sanctifier sa personne et sa descendance, comme celle dont sera issue le Christ (Mt 1, 2) qui est « fils d’Isaac, fils d’Abraham ». Bien plus qu’une généalogie, c’est l’héritage des qualités spirituelles d’amour de la volonté de Dieu qui sont mises en valeur.

Le trajet d’Abraham et Isaac en direction du mont Moriah, tout près du lieu de la crucifixion du Christ, est de 3 jours qui annoncent les 3 jours entre la mort (vendredi) et la résurrection (dimanche) du Seigneur Jésus. Le port du bois du sacrifice par Isaac est l’annonce du portement de croix par Jésus.

La mort de Sara, à 127 ans.

Isaac avait alors 37 ans. C’est à cette occasion qu’Abraham devint propriétaire sur cette terre qui devait lui appartenir tout entière : il acquiert un tombeau pour Sara, à Hébron (le fameux tombeau des patriarches) où il reposera à son tour.

Le mariage d’Isaac (Gn 24)

Abraham ne veut pas d’une épouse idolâtre du pays, dont les usages risqueraient de porter atteinte à l’intégrité de la foi d’Isaac. Il envoie donc un de ses serviteurs dans sa lointaine patrie pour y chercher une épouse convenable pour Isaac. C’est Rebecca qui est choisie pour sa générosité (24, 14) et qu’Isaac, âgé de 40 ans, accueillera avec amour (25, 67), comme sa femme bien-aimée.

Les dernières années d’Abraham (25, 1-11)

Abraham était très âgé. Devenu veuf, il se remarie avec Ketoura, dont il a 6 fils qui seront les pères fondateurs de plusieurs peuples orientaux. Afin de préserver l’intégrité de l’héritage d’Isaac, Abraham éloigne ses fils, en leur faisant des présents.

Abraham mourut à 175 ans et son amitié avec Dieu avait duré 100 ans ! Il fut enterré auprès de son épouse Sara, par Isaac et Ismaël, venu tout exprès afin de rendre les derniers devoirs à son père et reconnaître ainsi la sagesse de ses décisions le concernant.

Abraham a obstinément fait confiance à Dieu. Il s’est montré infatigable à chaque fois qu’il s’est agi de se distinguer des pratiques idolâtres des peuples au milieu desquels il a vécu sans jamais porter atteinte à la sainteté du Dieu dont il fut l’ami fidèle et dévoué. Il fut le premier à porter la Révélation aussi haut : non pas une loi ou un livre, mais avant tout une relation entre Dieu et lui, fondée sur la foi, la confiance et la fidélité.

Isaac sanctifié et heureusement marié, pouvait se consacrer à faire naître à la vie, le futur peuple de Dieu et Abraham pouvait rejoindre en paix, le séjour des morts pour y attendre le Christ.

Abraham aurait pu faire siennes, les dernières paroles du Christ sur la croix : « Tout est accompli » (Jean 19, 30).

FIN

Gloire au Père, au Fils et Saint-Esprit, comme Il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! Amen !

Catholique

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